mardi 4 août 2009

Grève des travailleurs-euses de Vale Inco à Sudbury et ailleurs au Canada



Plus de 3300 travailleurs-euses de Vale Inco sont en grève dans divers communautés du pays, notamment à Sudbury et Port Colborne en Ontario et Voisey's Bay au Labrador (grève débutant en débutant d'août). Un peu comme l'Alcan, Inco était précedemment une entreprise transnationale canadienne et a été achetée par une transnationale brésilienne, Companhia do Vale Rio Doce. Se servant de la crise économique comme prétexte, l'entreprise brésilienne a voulu couper massivement dans les acquis et conditions des travailleurs et travailleuses, des acquis pour lesquels ceux et celles-ci avaient dû mener de dures luttes. La réponse des travailleurs-euses s'est voulu claire: ils et elles ont voté massivement pour la grève.

Un article très intéressant, en anglais, sur le site des camarades ontariens de Common Cause, analyse cette grève et la stratégie utilisée par le syndicat local à Sudbury. Dans la lutte, le syndicat s'est servi du nationalisme canadien en identifiant le traitement des travailleurs-euses par la compagnie au fait qu'elle soit dorénavant de propriété étrangère. Cette rhétorique Local:bon, étranger:mauvais, ne mène pas loin dans un contexte de crise économique internationale où les travailleurs-euses partout sur la terre vivent des situations semblables. Cette stratégie a également tendance à poser le précédent Inco, de propriété canadienne, comme bon envers ses travailleurs-euses alors que la situation n'était pas aussi reluisante.

Voilà une analyse très intéressante qui pose certains avertissements pour notre situation régionale au Saguenay avec Rio Tinto-Alcan.

Nickel, Neoliberalism, and Nationalism, Scott Neigh, 1er août

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