Avec toute l'agitation de droite que les médias de masse, le Journal de Québec en peloton de tête, font pour que les travailleurs et travailleuses de Rio Tinto-Alcan à Alma, en lock-out depuis le 31 décembre, cassent leur rapport de force face à l'employeur dans cette négociation, il s'entend maintenant des gens affirmer que l'entreprise Rio Tinto serait "digne de respect" et qu'un conflit pourrait la faire fuir. Voyez ce que ceux et celles-ci défendent dans cette brochure "Rio Tinto et le coup d'État fasciste en Espagne", parue aux Éditions Ruptures."Au moment de l’achat de l’Alcan par le groupe minier Rio Tinto, en octobre 2007, peu se disait dans les médias à propos de ce qu’était cette compagnie. L’acquisition par un monopole étranger, qui plus est, autorisée par le gouvernement du Québec, occupait les manchettes à points de vue plus critiques. En 2006, par une « entente de continuité », le gouvernement avait accordé nombre de bénéfices à l’Alcan (des centaines de millions de dollars en prêts, renouvellement du bail et du droit hydrique pour produire de l’électricité, bloc supplémentaire d’électricité à rabais,…) pour le maintien et la création d’emplois. Ces avantages ont en bout de ligne permis aux actionnaires de se faire plus d’argent avec la vente de l’entreprise l’année suivante. Comble de l’histoire, nous apprenions ensuite grâce aux dénonciations des travailleurs de l’aluminium que, par une entente secrète entre le gouvernement du Québec et Rio Tinto, le nouvel acquérant pourrait profiter de l’« entente de continuité » d’Alcan, tout en gardant la liberté de fermer ses usines sans sanction punitive du gouvernement1. Sur le sujet, beaucoup aurait pu être rajouté concernant la reconnaissance mondiale de la multinationale minière acquérante, Rio Tinto, pour ses innombrables abus tout au long de son histoire.
Fondée en 1873 par un consortium d’investisseurs anglais et une banque allemande, la Deutsche Bank, qui voulaient exploiter une mine à Rio Tinto, dans le sud de l’Espagne, l’entreprise est aujourd’hui le plus grand groupe minier international sur Terre et est contrôlée par deux sociétés fusionnées, une anglaise et l’autre australienne. On ne compte plus les violations des droits humains et du travail et les dégradations environnementales commises par Rio Tinto, présente sur presque tous les continents : support au régime de l’apartheid en Afrique du sud2, déplacements forcés de communautés autochtones3, avoir mené plusieurs cartels internationaux secrets pour contrôler les prix et la production4, contamination de l’environnement et des sources d’eau potable5, recours à la répression civile et militaire et à des armées privées contre les contestations6, campagnes anti-syndicales dans ses mines7, complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité durant le conflit sécessionniste à Bougainville8, et la liste serait encore longue…
À mi-chemin entre le corporate watch (surveillance des corporations) et la chronique historique, je consacre plus spécifiquement cet essai au rapport de Rio Tinto à la guerre civile espagnole de 1936-1939..."
Fondée en 1873 par un consortium d’investisseurs anglais et une banque allemande, la Deutsche Bank, qui voulaient exploiter une mine à Rio Tinto, dans le sud de l’Espagne, l’entreprise est aujourd’hui le plus grand groupe minier international sur Terre et est contrôlée par deux sociétés fusionnées, une anglaise et l’autre australienne. On ne compte plus les violations des droits humains et du travail et les dégradations environnementales commises par Rio Tinto, présente sur presque tous les continents : support au régime de l’apartheid en Afrique du sud2, déplacements forcés de communautés autochtones3, avoir mené plusieurs cartels internationaux secrets pour contrôler les prix et la production4, contamination de l’environnement et des sources d’eau potable5, recours à la répression civile et militaire et à des armées privées contre les contestations6, campagnes anti-syndicales dans ses mines7, complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité durant le conflit sécessionniste à Bougainville8, et la liste serait encore longue…
À mi-chemin entre le corporate watch (surveillance des corporations) et la chronique historique, je consacre plus spécifiquement cet essai au rapport de Rio Tinto à la guerre civile espagnole de 1936-1939..."
- Lire la suite en ligne sur causecommune.net ou procurez-vous la brochure en format papier auprès de nous ucl.saguenay@causecommune.net
j'aime,joli blog
RépondreSupprimerbon continuation