dimanche 22 janvier 2012

Népal : Importantes mobilisations de squatters à Katmandou, contre une campagne d’expulsion menée par le gouvernement

Lu sur Squat!net: D’après des articles parus dans la presse de masse népalaise, des squatters ont organisé une marche aux flambeaux le 16 janvier dans la ville d’Itahari, pour protester contre la campagne d’expulsion menée par le gouvernement à l’encontre des sans-abri-e-s vivant le long de la rivière Bagmati, à Katmandou, ainsi que dans d’autres contrées du pays.

La marche s’est terminée devant la mairie d’Itahari. Là, des membres de l’organisation népalaise « United National Squatters’ Front » ont tenu des discours très critiques envers les opérations d’expulsion sans relogement, qui ont déjà mis fin, dans les derniers temps, à 225 foyers occupés dans la région de Kailali. Les squatters ont annoncé savoir qu’il pourrait en être de même prochainement dans les régions de Morang, Sunsari et Siraha.

Un appel à tous les squatters a été lancé pour s’unir contre la campagne d’expulsion du gouvernement.

Le 17 janvier, une manifestation s’est tenue à Katmandou, et celle-ci a tourné à l’émeute : au moins treize véhicules ont été vandalisés (notamment des véhicules appartenant à Yeti Airlines et au journal Nepal Samacharpatra Daily). Des affrontements ont opposé squatters et policiers dans différents quartiers de la ville.

Dans la journée, la police a arrêté 427 personnes (dont 166 femmes, précise un article d’Himalayan Times) pour avoir vandalisé des véhicules et essayé de bloquer la circulation automobile, pour la quasi totalité à Katmandou.

Quelques autres personnes ont été arrêtées à Bhaktapur et à Thapathali.

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L’organisation Samyukta Rashtriya Sukumbashi Morcha et six différentes organisations népalaises de squatters avaient appelé à une grève générale à Katmandou pour ce jour-là, mais celle-ci n’a, semble-t-il, pas été suffisamment suivie. Il est toutefois remarquable qu’un appel à la grève générale puisse être lancé par des organisations de squatters sans que cela ne paraisse évidemment comme un coup d’épée dans l’eau. Cela s’explique sans doute par la forte présence de courants maoïstes dans l’ensemble du pays, les dites organisations de squatters étant vraisemblablement dirigées par des maoïstes (on parle en tout cas de « leaders » et compagnie).

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